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La responsabilité sociale ne cesse de croître. Mais elle souffre parfois d’idées reçues qui ne sont pas fondées.
En voici 7 exemples :

 
1ère idée reçue : La responsabilité sociale est un effet de mode, donc éphémère

Vrai et Faux : La responsabilité sociale n’échappe pas à l’effet de mode. Elle trouve toutefois de plus en plus de consistance sous la pression des fonds de pension, des gérants de capitaux, des collectivités locales, des pouvoirs publics, des ONG, des institutions internationales.

Elle fait l’objet de recherches académiques multidisciplinaires, et est revendiquée par des entreprises conscientes de sa nécessité et des risques qu’elles prendraient à l’ignorer.La pluralité et la représentativité des acteurs qui la portent avec leurs contradictions d’intérêts garantissent la vitalité et la durabilité du concept. 

2ème idée reçue : La responsabilité sociale est une nouvelle forme de paternalisme patronal

Faux : La responsabilité sociale suppose la reconnaissance et l’affirmation autonome des parties prenantes de l’entreprise, en particulier syndicales, auxquelles celle-ci est amenée à rendre compte.

En cela la responsabilité sociale s’éloigne du paternalisme dont les auteurs définissaient les intérêts sociaux à satisfaire et n’avaient de compte à rendre qu’à eux-mêmes.

3ème idée reçue : Le développement durable se focalise sur l'environnement et concerne surtout les entreprises polluantes

Faux : Même si la notion de développement durable a été initiée à la Conférence de Rio, en 1992 sur des enjeux environnementaux, le développement durable s’est enrichi par la prise en compte des droits de l’Homme, de l’éthique dans les affaires, des problématiques sociales et sociétales.

Des notions indissociables de toute contribution concrète au développement durable  et des intérêts légitimes des générations futures. 

4ème idée reçue : La responsabilité sociale est une problématique de pays riches

Faux : Si les premiers et les plus tangibles engagements en faveur d’objectifs de responsabilité sociale sont effectivement apparus dans les pays industrialisés et démocratiques, ils ont été le fait d’interactions entre les acteurs de la société civile (syndicats, ONG, fonds d’investissement) les entreprises et les pouvoirs publics.

Ces interactions continuent à s’exercer sur tous les points du globe où les multinationales déploient une activité, constituant un facteur de transformations de leurs comportements.

5ème idée reçue : La responsabilité sociale est un calcul protectionniste des entreprises des pays riches

Faux : La responsabilité sociale, dès lors qu’elle est définie et exercée par les multinationales en conformité avec les normes de portée universelle énoncées par les institutions internationales (ONU, OIT, OCDE), est un facteur de réduction progressive, à l’échelle mondiale, des variables concurrentielles liées aux conditions sociales de production.

Par ailleurs, il est dans l’intérêt des entreprises des pays en développement et de leurs Etats de faire valoir et de se prévaloir de leur respect des standards sociaux, environnementaux et de gouvernance adoptés par les Nations Unies.

C’est une condition nécessaire pour entrer dans le jeu de l’internationalisation des échanges.  

6ème idée reçue : La responsabilité sociale est un luxe que ne peuvent se permettre que les grandes entreprises

Faux : Les PME les plus soucieuses de leur pérennité soignent aussi leur réputation, leurs clients et leurs salariés. Le moins disant social n’est pas un avantage compétitif durable.

Les cahiers des charges et appels d’offres de certaines PME ou collectivités territoriales mentionnent des critères de responsabilité sociale que devront respecter leurs fournisseurs ou sous-traitants.  

7ème idée reçue : La méthode d'analyse des agences de notation est une boîte noire

Faux : La transparence de la méthodologie mise en œuvre pour nos audits en responsabilité sociale est un engagement fort du groupe Vigeo.

Nous avons choisi de rendre intégralement accessible notre méthodologie, convaincus que ce sont, exclusivement, nos ressources organisationnelles, nos capacités de Recherche & Développement, notre formation interne et notre expertise accumulée qui sont de nature à affirmer et protéger notre propriété intellectuelle.

 

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